Crise :

Le capital se mord la queue...

 

Cette crise nous illustre bien les mécanismes et les contradictions inhérentes au système capitaliste que Marx avait dévoilé au 19ème siècle et que Lénine avait modernisé au début du 20ème, en soulevant déjà les caractéristiques de l’impérialisme contemporain.

Car, la crise économique actuelle, illustre la contradiction entre les capacités de production (portées par la soif impérative de générer ou de maintenir des profits) et celles de consommation (qui tendent à se réduire par cette même nécessité de maintenir ses profits, en pressant les salaires…etc.)

Le capital souffre d’un besoin vital de vendre toujours d’avantage pour conserver des profits, qui tendent, eux, tendanciellement à baisser. Mais le capital, qui réalise un profit relatif de plus en plus faible est parallèlement contraint de réduire ses coûts de production, en s’attaquant aux salariés et donc au marché solvable lui-même. C’est pour ces raisons, dont dépend la survie même du système, que les ménages -par exemple- sont poussés à l’endettement; le capital repousse ainsi ses propres limites.

Aujourd’hui nous sommes arrivés à une situation ou la capitalisation boursière (50 635 milliards de dollars en 2006) dépasse le PIB mondial (48 144 milliards), et éprouve les plus grandes difficultés à s’investir dans la production de manière rentable. Et lorsqu’une bulle spéculative explose, comme dans la crise de l’immobilier de 2007, le capital, en perte de confiance, se redirige vers des « valeurs refuge » comme les matières premières et les denrées alimentaires, provocant l’inflation, et la famine…

Bref, le capital se mord la queue et nous n’avons pas fini de subir les conséquences de la crise…

A terme, la seule solution, c’est la révolution socialiste ! Seul le socialisme permettra de réaffirmer notre choix d’un développement durable, équilibré et écologiquement soutenable. En décidant de planifier la production selon les besoins et non selon les profits.

Publié dans Combat n°4 Novembre 2008