Procès AZF

 

Le tribunal correctionnel de Toulouse a prononcé une relaxe générale a l’issue d’une parodie de justice où le parquet et la police ont démontré leur soumission aux intérêts de l’Etat et de ses grands groupes.

Même si les parties civiles ont fait appel il n’y a aucune chance que l’on connaisse la vérité avec cette justice de classe.

Rappelons que la catastrophe du 21.09.01 a fait 34 morts, 2.800 blessés, une explosion qui a provoqué un tremblement de terre de 3,4 sur l’échelle de Richter perçu à plus de 500 kilomètres. Total est la quatrième "major" pétrolière mondiale ; Première entreprise française par la capitalisation, le chiffre d'affaires et les profits. Le groupe a l’habitude de s’arranger avec le droit et les lois pour ne jamais assumer ses actes : marée noire de l'Erika, soutien à la junte birmane, détournement du programme des Nations unies "Pétrole contre nourriture" en Irak, corruption en Iran…

Car les faits de négligences sont avérés : refus d’investissement dans la sécurité, désorganisation du travail qui place les travailleurs dans des conditions déplorables où les économies priment sur la sécurité. En 1980, AZF employait 1450 personnes, en 2001 l’usine n’employait plus que 460 salariés maison et faisait intervenir 238 entreprises sous-traitantes, dont neuf en permanence. Quelles que soient les causes de la catastrophe, la responsabilité de l’entreprise est engagée.

Publié dans Combat n°11 Automne/Hiver 2009