Au sein du peuple ouvrier, plus rien ne va pour personne ...

Préparons le grand soulèvement !

Chers camarades,

Comme à notre habitude, nous nous adressons à notre classe sociale, celle des prolétaires. Que nous perdions notre vie à la gagner pour un salaire ou bien que nous vivotions dans la misère, nous sommes tous des frères et des sœurs de galère ! Ensemble, nous constituons l'immense majorité, nous avons les mêmes intérêts et nous avons les meilleures raisons de nous révolter.

 Mais contre quoi devons-nous nous révolter ?

Contre le capitalisme, à savoir contre un système économique fondé sur la propriété privée et sur la soif de profits d'une petite minorité de riches propriétaires, la bourgeoisie. Ce système est bien le seul responsable de l’ensemble de nos problèmes, de notre exploitation salariée jusqu’aux drames humanitaires ou environnementaux. Mais si nous sommes de plus en plus nombreux à l’admettre, pour l’heure, nous n’en demeurons pas moins impuissants à le renverser.

Quel est notre obstacle immédiat pour renverser ce système ?

Le pouvoir d’État ! N’en déplaise à ceux qui se laissent encore bercer par les contes de fées « démocratiques » et autres chimères républicaines, l’État bourgeois n’est fondamentalement rien d’autre que l’appareil qui assure la domination des propriétaires de l’économie sur le peuple exploité. Manipulation politicienne ou répression policière, tout est bon pour garantir la survie du système capitaliste ! Aujourd’hui, ce système bat de l’aile, c’est cela qui explique la violence historique de la politique dictatoriale et antisociale actuelle…

L’ « urgence sanitaire » n’est donc qu’un prétexte ?

Principalement, oui ! Nous avons tous été témoins d’innombrables aberrations qui l’attestent : transports collectifs bondés ou files d’attentes lors du couvre-feu aggravant les contaminations, suppressions de moyens dans les hôpitaux alors même qu’il y avait davantage de besoins de soins, etc. Le confinement permettait, quant à lui, de réguler l’économie, en prévenant une crise de surproduction latente. Quant à cet infect « pass sanitaire », il est difficile, en plus d’une volonté d’État de renforcer son contrôle sur la population, de ne pas y voir l’intérêt des trusts pharmaceutiques privés si pressés d’écouler une soupe vaccinale plus que discutable sur le plan médical.

Et le mouvement des Gilets Jaunes ?

En France, plus qu’ailleurs, l’État devait mettre un terme à la révolte spontanée du prolétariat en Gilets Jaunes. Le prétexte « sanitaire » sonnait alors comme une véritable aubaine pour imposer une « paix sociale » temporaire appuyée sur la peur d’un microbe. Macron et son gouvernement avaient sans doute aussi le souci de se montrer particulièrement zélés en matière de renforcement du contrôle social sur la population, un peu comme pour contrebalancer ou « venger » notre révolte en Gilets Jaunes. Mais rien n’est fini, la « trêve sociale » imposée par le pouvoir bourgeois n’empêchera en rien notre classe, avec ou sans Gilets Jaunes et toujours plus durement piétinée, de retrouver le chemin de la lutte et de la dignité ! 

Le « pass sanitaire » était-il la goutte d’eau de trop ?

Il semble bien que oui. La légitime réaction estivale du peuple face à cette ignoble mesure discriminatoire l’atteste ! Seulement cette première réaction est restée limitée et sous contrôle de la bourgeoisie, de l’État et de politiciens locaux souvent nationalistes. Sur Montpellier, par exemple, il nous a fallu combattre violemment les miliciens fascistes (principalement ceux de la Ligue du midi) pour ouvrir la voie à une lutte réellement politique et sociale contre le pouvoir d’État ennemi. Cependant, malgré quelques velléités populaires de révolte, ce sont maintenant les politiciens de gauche qui cherchent à pacifier les manifestations et à tromper la population. Les bourgeois en cachent d’autres, et leurs politiciens visent justement à récupérer et à détourner notre mécontentement, notamment à des fins électorales. Voilà pourquoi notre parti révolutionnaire d’avant-garde doit armer le prolétariat d’une meilleure conscience critique :

La conscience de classe !

Les élections présidentielles n’offrent donc aucune solution ?

Comme toutes les élections organisées par le système, NON, il n’y a strictement rien à espérer ! De l’extrême-droite à l’extrême-gauche rien ne pourra changer, les dés sont pipés d’emblée. Ce système électoral a précisément été élaboré depuis plus de deux siècles pour que le peuple exploité ne décide jamais de rien ! C’est une arnaque totale pour mieux nous faire consentir à notre sort et à notre condition d’esclave salarié, mais nous sommes de plus en plus nombreux à en prendre conscience. Alors organisons-nous pour prendre enfin notre destin en main ! Constituons nos propres Assemblés Populaires et nos propres Comités Révolutionnaires ! Opposons à la farce électorale des puissants notre propre démocratie populaire et révolutionnaire ! La solution à nos problèmes passera inéluctablement par l’organisation de notre propre pouvoir : un nouveau pouvoir qui découlera de la lutte et qui devra défier et renverser celui de l’État bourgeois !

Mais si notre pouvoir renverse celui des riches, que ferons-nous ?

Nous réorganiserons tous les aspects de la société dans l’intérêt du peuple ! Débarrassés des riches capitalistes et de leurs États, nous ramènerons l’économie au service exclusif de l’humanité et non plus au service des profits privés. Cette nouvelle économie aura un caractère socialisé, c’est-à-dire public et elle n’appartiendra donc plus à une petite minorité dorée mais bien à toute la collectivité. C’est cela le communisme et ça n’a rien d’une utopie ! En effet, le système capitaliste n’est pas fait pour perdurer l’éternité et il ne convient déjà plus à personne au sein du peuple ! Pire, il en arrive à tout détruire, de notre humanité à notre environnement ! Il est donc grand temps d’en finir avec ce système de mort !

Ensemble, préparons le grand soulèvement !