L'arnaque citoyenne de la liberté et du droit bourgeois

 

Notre mouvement en Gilets Jaunes n'est pas épargné par les idées ou les illusions semées et entretenues pendant plus de deux siècles par la classe dominante. Celle-ci, la bourgeoisie capitaliste, a progressivement accordé au cours de l'histoire la citoyenneté et des droits au peuple, le tout au nom d'une liberté dont elle est la seule à vraiment profiter.

Mais, en vérité, les citoyens "libres et égaux en droit" n'ont jamais été aussi clivés entre deux classes sociales : le prolétariat, c'est-à-dire l'immense majorité du peuple obligé d'aller travailler pour un salaire, d'une part, et la bourgeoisie, c'est à dire les propriétaires de l'économie, d'autre part.

Historiquement, c'est bien pour masquer la réalité de l'exploitation des uns par les autres que cette grande arnaque républicaine a été mise en place. Droit de ceci, liberté de cela, les "citoyens" sont matraqués en permanence par des contes de fées "démocratiques". Or, dans la réalité, lorsque les "citoyens" se lèvent pour défendre leurs intérêts, le matraquage prend une forme beaucoup plus concrète... Et voilà les plus naïfs d'entre nous qui s'étonnent et qui s'exclament tout à coup : "Mais comment ça ? Pourquoi vous nous réprimez ? Nous sommes en démocratie, nous avons le droit de manifester, etc."

Eh oui camarades, nos droits et nos libertés ne sont qu'illusoires ! C'est bien parce que nous ne décidons de rien, que le droit de vote est défendu. De la même façon, c'est bien parce que nous ne savons pas en user que nos libertés sont préservées. Tant que nous obéissons sagement, l'Etat bourgeois garantit nos droits citoyens. Si nous nous révoltons, il durcit mécaniquement le ton ! Et lorsque nous prétendons réellement au pouvoir, l'histoire nous apprend qu'il n'y a plus de démocratie et de liberté qui tiennent ; l'Etat bourgeois adopte tout simplement la forme d'une dictature ouverte : le fascisme !

D'une manière générale, le niveau de notre citoyenneté, de nos libertés et de nos droits est inversement proportionnel à notre dangerosité politique à l'égard des puissants. En régime bourgeois, aussi républicain et démocratique soit-il, il n'y a toujours eu, en dernière instance, qu'une seule réalité :

La dictature du capital contre le travail !