Écologie :

COP21, entre petits fours et beaux discours...

 

A l'approche de la conférence sur le climat (COP21) qui aura lieu en fin d'année à Paris et qui réunira 195 chefs d'Etat, les Hollande, Obama et compagnie nous abreuvent de promesses écologiques ambitieuses. Ils n'ont que les mots "développement durable" et "transition énergétique" à la bouche.

Mais ce énième sommet finira sans doute comme les autres, par des magouilles et des vœux pieux, n'apportant aucune solution valable pour réduire massivement la pollution. Par contre, nos dirigeants sauront trouver de nouvelles taxes et de nouveaux interdits pour nous culpabiliser plutôt que d’imposer de nouvelles normes aux industriels ou de consacrer l’argent public à l’entretien inévitable de nos villes et nos campagnes.

Quant aux entreprises capitalistes, les rares normes que les dirigeants leur imposent, elles ne les respectent pas. Le trucage des émissions de gaz polluants sur des millions de véhicules du groupe Volkswagen en est encore la preuve. 

C'est pour cela que rien ne changera tant qu'on subira leur système suicidaire. La production mondiale de gaz de schiste, qui a déjà provoqué d'énormes dégâts sur la santé humaine et la nature (séismes et contamination des nappes phréatiques dus à la fameuse technique de fracturation)  pourrait tripler d'ici 2035. 

D'autre part, les océans et les mers ont vu leurs populations de poissons diminuées de moitié en quarante ans, la faute à une pêche industrielle intensive. La raréfaction de ces ressources oblige ainsi des millions de petits pêcheurs à aller de plus en plus loin et à se livrer au braconnage, pour pouvoir se nourrir.

Tous ces ravages causés à l'environnement sont certes souvent dénoncés à travers des campagnes d'ONG et des réunions d'Etats, mais pour les actionnaires avides de bénéfices, ce ne sont que des dommages collatéraux. Les maigres limitations parfois imposées sont pour eux des "entraves à la liberté d'entreprise". Au même titre que la crise économique, la classe ouvrière n'a pas à payer la gestion catastrophique des ressources de la bourgeoisie !

Les chiens de garde du Capital voudraient nous faire croire que l'anarchie du mode de production capitaliste pourrait réussir, un beau jour, à vivre en harmonie avec la nature et les hommes. Mais nous, communistes révolutionnaires, ne sommes pas des naïfs bien-pensants. Nous clamons haut et fort que les problèmes sociaux et écologiques de notre époque trouvent leur source dans la propriété privée des moyens de production. Et un changement des habitudes ou des consciences est illusoire tant que l'humanité n'aura pas gagné, par la lutte révolutionnaire, la maîtrise de l'économie. La destruction et le gaspillage céderont leur place à l'harmonie et à l'équilibre quand l'abolition de la propriété privée et la planification de la production auront libéré le monde de la dictature d'une minorité de riches rapaces. 

Ne laissons plus des voleurs et des charlatans nous dicter notre avenir ! Pas d'écologie sans Communisme, pas d'avenir sans Révolution !

LUCHO