Vivre pour travailler

ou travailler pour vivre ?

 

D’après l’Insee, un ouvrier vivra 6 ans de moins qu’un cadre, seuls les inactifs non retraités (personnes en incapacité ou ne souhaitant pas travailler) ont une espérance de vie plus faibles : 17 ans de moins que les cadres !

Ce sont évidemment les conditions de travail et de vie qui sont à l’origine de ces inégalités. Accidents du travail, épuisement, troubles musculo-squelettiques, maladies, alcoolisme, obésité, accès aux soins et à l’éducation, tout cela est bien plus problématique chez les « profiteurs » des minimas sociaux et les ouvriers. Au final, les ouvriers ont deux fois plus de risque de mourir avant 60 ans que les cadres. Ils ont aussi beaucoup moins de chance de vieillir en bonne santé.

Donc, non seulement ils vivent moins longtemps, mais ils passent plus de temps avec des incapacités et des handicaps. Et si l’espérance de vie générale augmente encore, les inégalités entre les catégories sociales s’aggravent. C’est le résultat d’un système fondamentalement basé sur l’exploitation de la force de travail et les inégalités sociales. C’est tout cela que le capitalisme achète pour des salaires de misère : notre santé, notre vie !

Publié dans Combat n°39 été 2015