Sous-effectif généralisé au travail,

il faut imposer les embauches

 

Dans le public comme dans le privé, la pénurie de personnel s’est généralisée ! Alors que des millions de travailleurs sont sans emplois, les autres travaillent en sous-effectifs.

Les conséquences de cette situation sont déjà dramatiques.Les services utiles à la population deviennent inopérants, les cadences de travail s’accélèrent, le stress et les maladies professionnelles augmentent, et les conditions de travail et de vie en société se dégradent continuellement. 

Nous sommes tous concernés, au quotidien, par ce phénomène ! Sur notre lieu de travail, dans nos rapports aux administrations, aux caisses des supermarchés, toute notre réalité sociale est polluée par le manque de travailleurs en poste. Nous sommes, pratiquement partout, deux ou trois salariés à effectuer le travail de quatre personnes !

Les travailleurs des hôpitaux publics, mobilisés ce printemps, en savent quelque chose ! Alors qu’ils n’arrivent déjà plus à faire fonctionner correctement leurs services et qu’ils en arrivent même à ne plus pouvoir poser leurs congés, c’est un nouveau plan de trois milliards d’économie, avec 22 000 postes supprimés, que leur réserve le gouvernement !

La société tout entière subit l’aberrante austérité imposée par le capitalisme ! Car oui, c’est bien le capitalisme le fond du problème ! Sur les 50 milliards d’économies prévus par le gouvernement sur les services publics, 40 seront reversés aux capitalistes sous forme de subventions, d’exonérations ou de crédits d’impôt ! Les riches propriétaires de l’économie saignent toute la société pour maintenir leurs taux de profit, et les petits patrons, pressés par la concurrence des grands, participent tout autant à la tendance  !

Camarades, nous avons le devoir d’imposer des limites ! Résistons ! Exigeons les embauches qui s’imposent ! Et constituons, avec ou sans les syndicats, des comités de lutte, véritables embryons d’un pouvoir ouvrier !

Publié dans Combat n°39 été 2015