(13 500 suppressions d’emplois pour la rentrée de 2009 après les 11 200 de celle de 2008) et, par suite, la qualité des cours en augmentant le nombre d’élèves par classe ; Il propose tout simplement de retirer quelques matières générales du programme en laissant aux lycéens des choix en option, ce qui leur permettrait de n’avoir plus que 27 heures de cours par semaine.

Ces matières reléguées aux options risquant d’être l’histoire, la géographie et les mathématiques (en première), et surtout des sciences économiques et sociales (dès la seconde), matières qui forment à l’esprit critique, au développement de la culture générale, à la compréhension du monde d’aujourd’hui.

Quant a l’abaissement du nombre de cours par semaine, elle se fera au profit de qui ? Les parents toujours occupés à travailler plus, les jeunes livrés plus souvent à eux-mêmes, pourront-t-ils s’accorder plus de temps pour des activités extra scolaires ?! Et quels passe-temps lorsque papa et maman n’ont pas l’argent pour inscrire leurs rejetons aux diverses activités culturelles ou sportives? !

De plus, comment savoir à 15 ans ce qui sera utile tout au long de sa vie ? Car créer des spécialisations dès le plus jeune âge répond aux besoins économiques des grandes entreprises, et ce au détriment du développement physique et intellectuel des futures générations !

Condamnons ce gouvernement capitaliste bourgeois pour abrutissement de la jeunesse et incitation à sa propre destruction, pour préparation d’esclaves dociles ! Puisque l’école du capital tend à ne même plus assurer ses fonctions d’instruction et d’éducation minimales, c’est à nous, homme et femmes du peuple, de prendre en main l’éducation de nos filles et de nos fils ! Nous formerons ainsi de nouvelles écoles détachées du contrôle gouvernemental manipulateur et destructeur. Faisons confiance en nos propres capacités d’enseignement ! Lorsque le gouvernement méprise et menace les nouvelles générations c’est à nous de les détacher de son emprise afin de former ceux qui demain, défendrons leurs intérêts de classes contre les exploiteurs.

Des gouvernements qui ruinent et détruisent le système scolaire public tout en finançant les écoles privées n’ont rien à nous apprendre. Nous n’accepterons pas que nos enfants deviennent une marchandise et nous créerons nos propres écoles socialistes, qui seules, donneront aux élèves toutes les capacités pour comprendre le monde d’aujourd’hui et les aider, demain, à s’affranchir des doctrines bourgeoises. Cela fait trop de temps que le gouvernement se fout de nos revendications peu importe la mobilisation qu’elles provoquent. Il est temps, d’une part de préparer nos structures d’éducations parallèles, et d’autre part, de dépasser la gentille mascarade de manifestations stériles, pour développer une lutte gréviste intransigeante !

NIKI

Publié dans Combat n°5 Décembre 2008