Alors quand les travailleurs, conscients des intérêts qu’ils ont à défendre, amorcent une grève, est-ce simplement une question de «droit» ou de liberté de faire grève ou non ?

Eh bien nous disons que dans ce cas  la grève est une obligation, un devoir de classe ! Alors que ceux qui choisissent de travailler ou acceptent d’être «réquisitionnés» (par exemple dans le cadre du scandaleux «service minimum»), prennent bien conscience qu’ils ne sont pas autre chose que «des briseurs de grève», méritant d’être traités en conséquence !

Ces derniers, qui réduisent nos efforts à néant et qui sacrifient notre liberté collective au nom de leur stupide et masochiste liberté individuelle, travaillent en réalité contre l’intérêt commun ! Ceux-là sont des complices passifs à la solde du capital. Camarade gréviste, notre tâche pour gagner c’est aussi d’apprendre à obliger nos collègues à s’acquitter du devoir de classe !

Dans la réalité vivante de la lutte, même la neutralité devient partisane !

C’est avec ou c’est contre nous, choisis ton camp !

Publié dans Combat n°6 Février 2009