Les exemples sont nombreux, à commencer par la scandaleuse loi qui interdit l’accès aux lieux de convivialité (bar, restos…) aux quelques 15 millions de consommateurs de tabac en France.

Et bien-sûr, ce n’est pas la consommation de tabac qui a baissé depuis l’interdiction, mais le nombre de gens qui sortent, engendrant ainsi la ruine d’innombrables bistrots et restos. Autre exemple, après la répression de l’odeur, celle du bruit. En effet, l’intolérance à l’égard de la « gêne sonore de l’autre », se développe et trouve de plus en plus facilement un appui législatif et répressif. Evoquons encore la « lutte contre l’insécurité routière », et la multiplication des radars. Cette vague de répression et de racket qui vise le plus souvent à remplir les caisses de l’Etat au frais de l’honnête conducteur, est en effet devenue un  programme politique à elle seule ! Rappelons donc à ses bourgeois qui instrumentalisent la souffrance des victimes de la route dans l’unique but de taxer un peu plus les travailleurs, qu’il y a, du seul fait des progrès du réseau routier et des équipements des véhicules, 3 fois moins de morts sur les routes qu’il y a trente ans, pour un nombre de voitures deux fois plus élevé…  

En bref, ce climat d’interdits, d’intolérance, de méfiance et de peur de l’autre aussi, rend la vie de la majorité plus triste que jamais. Dans la société bourgeoise d’aujourd’hui, le simple fait d’adresser la parole a une femme dans la rue est susceptible d’être mal perçu et les parents préfèrent bien souvent abrutir leurs enfants devant des jeux vidéo, plutôt que de les laisser s’amuser à l’extérieur… Ces exemples, on en compte des centaines, et ils dénotent une réalité générale : la bourgeoisie, en s’appuyant sur les pires sentiments réactionnaires de la population, cherche à « désinfecter » la société, de son esprit de vie et de liberté, et c’est aussi ainsi qu’elle a l’intention de nous rendre inoffensifs, tel une masse « morte », inconsciente, aliénée, et dépressive. Mais c’est sans compter sur nous !

Nous on fume, on fait du bruit, on pilote sur la route, on parle aux gens et on occupe la rue, en un mot on aime la vie, et c’est parce qu’on aime la vie, qu’on est prêt à tout sacrifier pour mettre un terme au règne bourgeois !

La classe ennemie voudrait bien pouvoir vaincre le peuple avec ses simples armes psychiques et idéologiques. Eh bien, qu’elle sache que le malheur qu’elle développe se retournera contre elle ! L’histoire et la vie sont avec nous, et c’est par le fer que nous allons en découdre !

Publié dans Combat n°12 Avril 2010