Les dispositifs sécuritaires disproportionnés mis en place -comme à Lyon- sont dignes de la guérilla urbaine.

Enfin, une justice aux ordres distribuant des peines de prison -comme s’il en pleuvait- sur des militants syndicaux, ou ordonnant des réquisitions d’ouvriers et d’entreprises, rappelle à tous comment l’Etat gère les conflits sociaux les plus durs : la lutte des classe c’est la GUERRE !

La victoire appartient au plus fort et malheur au naïf ! Le droit du plus fort : voilà ce qu’ils respectent et ce à quoi ils s’accrochent ; face à des lycéens moins nombreux et désorganisés, ces fils de lâches se sentent forts mais, quand le rapport de forces ne leur est pas favorable, ils se replient la queue entre les jambes.

Pour l’instant, difficile d’égaliser le score, mais nous ne tendrons pas l’autre joue. Nous nous organisons, pour gagner et nous gagnerons, car -à la différence de ces flics et militaires- nous ne sommes pas payés pour cela. Nous ne nous battons ni pour le fric ni pour la gloire, mais pour notre dignité, bafouée chaque jour par ce système inhumain et ses larbins profiteurs. Notre objectif ne sera pas de les calmer mais bien de les détruire, d’abattre cette police, cette armée et cette justice garante de l’ordre bourgeois. On frappera stratégiquement et sans pitié sur leurs commicos, leurs casernes, leurs ministères et toutes leurs fonctions vitales ; nous contrôlerons les rails, les routes, les communications. S’ils pensent nous mater par la violence et la répression, ils se trompent, ils ne font qu’alimenter notre haine.

Il est clair que pour abattre ce système nous ne pourrons nous contenter de désobéir, il faudra s’armer pour prendre le pouvoir et pour le défendre. L’histoire l’enseigne : la lutte des classes est une lutte à mort.

Publié dans Combat n°16 Novembre 2010