Notre appel aux libertaires !

 

Le recul et la décomposition des organisations politiques ouvrières, a laissé place à une sorte de milieu d'extrême-gauche dilué entre plusieurs tendances et/ou étiquettes : anarchistes "machins truc", communistes "machins bidule" et autres "anti" de la contestation stérile.

Dans ces conditions, il est bien difficile pour nous de trouver des alliés politiques fiables pour lutter. Car, en réalité, il faut surtout connaitre le milieu des bars pour débusquer les restes alcoolisés de cette extrême-gauche disloquée et largement déconnectée du monde ouvrier...

Cependant, force est de reconnaître qu'il existe encore des "militants" d'extrême-gauche actifs au sein du mouvement de lutte. Ces camarades, bien que limités au fonctionnement informel par groupes politico-affinitaires, partagent au moins avec nous quelques références communes à propos de nos idéaux communistes. Nous devons donc essayer de travailler avec eux, au moins dans l'intérêt du mouvement. Mais, en pratique, cela n'a rien de simple !

Mais qui sont-ils vraiment, ces "militants" ? Ils l'ignorent eux-mêmes ! S'ils ne parviennent même pas à se définir politiquement, nous pourrions les qualifier simplement de "gauchistes libertaires". Cette composante dégénérée mais toujours active du mouvement ouvrier, se caractérise en effet par une commune tendance : un indécrottable individualisme libertaire !

Ces camarades veulent-ils sincèrement se battre pour notre classe, voire pour nos idéaux ? Peut-être bien, oui. Et c'est bien pour cela que nous leur tendons encore la main. Quelle est l’origine de leur problème ? A notre avis, c'est parce qu'ils sont profondément imprégnés par les idées petites-bourgeoises et par l'idéologie libérale, qu'ils restent incapables de se définir politiquement et de s'organiser collectivement eux-mêmes.

Mais le plus grave n'est pas là ! Par peur de l'autorité collective et a fortiori par peur de la révolution, ces camarades libertaires en arrivent à saborder les tentatives d'organisation même de la lutte ! En comité ou en Assemblée Populaire, par refus de la discipline collective, ils agissent comme des agents de l'éparpillement et de la désorganisation !

De la même manière, c'est par peur d'assumer un rôle d'avant-garde que ces camarades se laissent tirer vers le bas en suivant lâchement le mouvement, y compris dans ses manifestations les plus puériles et stupides ! C'est ce que nous appelons, nous autres, les révolutionnaires marxistes, l'opportunisme mouvementiste.

Le résultat ? L'inconséquence de leurs pratiques politiques les rapproche de facto des démagogues de la gauche bourgeoise (France Insoumise, écologistes, mouvements citoyens, etc.). Il est bien triste de voir ces camarades de lutte se comporter comme de petits opportunistes individualistes, voire comme de vulgaires parasites prêts à ronger le mouvement de l'intérieur.

Mais, avant de perdre patience avec eux, nous leur disons encore une fois : vos conneries d'enfants gâtés, ya basta ! Regardez-vous bien en face et réveillez-vous ! Nous avons une lutte commune à mener ! Il est donc grand temps d'assumer votre responsabilité dans la mobilisation !

" Nier la nécessité du parti et sa discipline équivaut à désarmer le prolétariat au profit de la bourgeoisie ! " 

(Lénine, Le gauchisme, la maladie infantile du communisme, 1920)