(jusqu'à 60% de leur budget) c’est-à-dire un manque à combler total pour les collectivités locales de 18 milliards d’euros (Sarkozy a parlé, lui, de 8 milliards, mais il n’est ni au zéro, ni au mensonge près pour aider le patronat)

C’est donc  un immense et nouveau cadeau que l’Etat promet aux capitalistes, celui-ci venant s’ajouter aux quelques 15 milliards offerts aux riches grâce au bouclier fiscal, et aux dizaines de milliards soi-disant «prêtés» aux banquiers et aux industriels pour faire face à la crise (le dernier en date étant le «pacte automobile», prévoyant d’offrir 7,8 milliards d’euros, aux patrons de l’automobile)

Et pour le Peuple ? Rien ! Derrière les mauvaises nouvelles en cascade, il n’y a que du bla-bla, «des pistes à ouvrir» comme ils disent, avec comme seules miettes concrètes à jeter à la gueule du peuple, l’évocation de supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu (soit un gain de 334 euros/an pour deux millions de foyers, un effort de 710 millions d’euros pour l’Etat).

Les faits sont là, l’Etat est au service des riches et il est prêt à faire gonfler la dette du pays (1300 euros, soit 66% du PIB, et coûtant 20 milliards d’intérêts chaque année à l’Etat) pour préserver les profits et les privilèges d’une petite minorité de parasites. Alors qui va trinquer ? Eh bien c’est nous, à commencer par les services publics utiles à la population, et le projet avoué de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partis à la retraite…

Mais ne soyons pas pessimistes, car au rythme où vont les choses, la révolution pourrait bien faire, plus vite qu’on le pense, son entrée dans l’arène !

Publié dans Combat n°7 Mars 2009