Son élection a suscité une vague d’espoir seulement les choix concernant les membres de son équipe démontrent que la politique américaine ne changera pas. Il est évident que le gouvernement d’Obama s’inscrira dans la continuité de ceux de Clinton et de Bush. En effet la plupart des membres du futur gouvernement étaient membre de l’administration Clinton et certains d’entre eux étaient dans l’administration de Bush. Ainsi Bill Richardson, ancien secrétaire à l’énergie de Clinton, sera secrétaire au commerce. Hillary Clinton sera secrétaire d’Etat et gèrera la politique étrangère des Etats- Unis. Après l’avoir affronté sur le thème du changement, Obama la prend dans son équipe, jolie preuve de changement. Rahm Emanuel, ancien conseiller politique de Clinton sera secrétaire général de la Maison Blanche un des plus haut poste de l’administration américaine.

Lawrence Summers ancien secrétaire au trésor de Clinton sera président du conseil économique de la Maison Blanche. Emblématique de la reprise de l’équipe Clinton le choix d’Eric Holder comme secrétaire à la justice. Il a occupé ce poste de 1993 à 2001. Peter Orszag, directeur du budget a été le conseiller spécial de Clinton en 1997 et 1998 en matière d’économie. La nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice, était membre du Conseil de sécurité national et sous-secrétaire d’Etat attaché aux affaires africaines sous Clinton. Ce qui révèle que seule la couleur de peau du président va changer, les choix en matière de sécurité d’Obama reprennent des membres de la dernière administration Bush, celle responsable de l’organisation des guerres impérialistes en Irak et en Afghanistan. C’est le cas du général James Jones le futur conseiller à la sécurité nationale qui avait été nommé il y a un an par Condoleeza Rice, émissaire spécial pour la sécurité au Proche Orient. Plus surprenant quoique suivant une logique très claire, le maintien au poste de secrétaire à la défense du successeur de Donald Rumfeld, Robert Gates. Il est censé mettre en place le retrait des troupes américaines d’Irak (pour mieux les déployer en Afghanistan).

La promesse de changement n’est qu’une vaste mascarade car la plupart des postes majeurs du futur gouvernement américain seront occupés par ceux ayant servi sous l’ère Clinton et sous l’ère Bush. Si nous savions qu’Obama ne changera rien à la politique américaine, le choix de son équipe confirme nos prévisions. Nous n’avons rien à attendre de ce gouvernement qui n’est qu’une copie des précédentes administrations. Le peuple américain va rapidement perdre ses illusions et devra lutter pour survivre dans les méandres du capitalisme, dont Obama sera le garant et l’exécutant.

MEHDI

Publié dans Combat n°5 Décembre 2008