Ces dernières semaines, la mobilisation contre le processus a fait rage, en Italie et en Espagne. Les étudiants italiens ont déclenché blocages et journées de grèves générales contre le projet Gelmini, qui privatise l’éducation et prévoit coupes budgétaires et suppressions de postes. Le pays s’est retrouvé paralysé pendant plusieurs jours en novembre et décembre, d’autres secteurs suivent, la mobilisation ne doit pas faiblir !

En Espagne également, les choses bougent. Dans beaucoup d’universités, les étudiants organisent des AG visant à expliquer le processus de Bologne et ses dangers, et 5 grandes universités (Université de Barcelone, Université Autonome de Barcelone, Complutense de Madrid et universités de Valence et de Séville) ont été bloquées, au moins partiellement. Face au sentiment de révolte démocratique des étudiants, qui en veulent surtout au gouvernement d’avoir acté la réforme sans l’expliquer, celui-ci gagne du temps en commençant à faire de l’information sur le processus de Bologne. Mais la machine est déjà en marche, et le secteur éducatif risque d’être détruit avant que les étudiants n’aient le temps de donner leur avis…

KOMA

Publié dans Combat n°6 Février 2009