La guerre civile menace dans l’attente de savoir lequel des deux pourra se goinfrer en négociant les futurs contrats avec les multinationales. Et les travailleurs, dans tout ça ? Ils continuent à trimer, à crever, malgré les milliards de bénéfices issus de l’agriculture et des ressources naturelles en bois. Là-bas, comme ailleurs, les élections bourgeoises soi-disant « démocratiques » n’existent que pour permettre à une clique ou à une autre de servir au mieux les intérêts du patronat. Aujourd’hui la communauté internationale lâche son allié d’hier car il ne répond plus à ses attentes. Mais elle passe sous silence les récentes élections en Egypte ou au Burkina Faso, où l’on bourre les urnes dans l’intérêt général… du patronat.

Publié dans Combat n°17 Décembre 2010