Carrefour :

La direction dégraisse... Qu’elle passe à la caisse !

 

Les dirigeants de Carrefour ont prévu la suppression de 2400 postes sur les différents site du siège social et annoncé la fermeture de 273 magasins de l’ex-enseigne Dia rachetée par Carrefour en 2014.

La réduction des coûts et la réorganisation des secteurs textiles et électroménager, prévues pour les années à venir, font craindre aux syndicats la suppression de 5000 à 10 000 emplois au total. Quand la direction cherche à faire passer la pilule en parlant de "reclassement" ou de "repreneurs", les salariés du groupe savent que ce qui les attend réellement c'est le chômage et la précarité. Les travailleurs de Carrefour et de la grande distribution en général, connaissent déjà des conditions de travail pénibles : temps partiel, bas salaires, heures sup' non payées, licenciements à tout-va...

L'indécent PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, justifie ce plan social par une baisse du taux de profit, alors que lui-même touche 11 millions d'euros par an, que le groupe a fait 1 milliard de bénéfices, dont 510 millions distribués aux actionnaires en 2017. Rappelons que Carrefour avait touché 400 millions d'argent public à l'époque du pacte de responsabilité (CICE) pour, soi-disant, garantir les emplois... Tout va pour le mieux du côté des actionnaires qui continuent à se gaver de dividendes mirobolants, alors que pour les caissières et les autres salariés c'est juste le SMIC, même après 20 ans d'ancienneté.

Pour l'heure, les syndicats des salariés de Carrefour entament des manifestations dans toute la France. Les travailleurs ne devront compter que sur leur propre force, leurs organisations et leur solidarité pour contrecarrer le plan destructeur de leur direction. Les travailleurs en lutte de Carrefour devront exiger un maximum d'emplois reclassés et arracher le plus de fric possible pour indemniser ceux qui seront licenciés !

Que se soit à Carrefour, à Tupperware, à Schneider, à Whirpool ou à GM&S, les actionnaires nous prennent pour des esclaves... Et leurs politiciens, c’est pareil ! C’est à nous de leur faire payer !

Obligeons-les à cracher l’oseille !