PSA : Patrons Suceurs d'Argent

 

La preuve est faite, s'il en fallait encore une, que les salariés ne doivent jamais croire les belles promesses de leurs patrons. Fin octobre, plusieurs syndicats traîtres avaient accepté les "accords-compétitivité" qui exigeaient des nouveaux sacrifices de la part des ouvriers (gel des salaires, mobilité, diminution de RTT...).

En contrepartie, la direction promettait de ne pas licencier et d'augmenter la production sur les sites pendant deux ans. Et comme il fallait s'y attendre, le profit étant la seule chose qui leur tienne à cœur, ces ordures viennent d'annoncer qu'ils prévoient la suppression de lignes de production à Mulhouse et à Poissy.

Des centaines d'emplois sont alors menacés. A côté de ça, la direction précarise les salariés en ayant recours de plus en plus aux contrats intérimaires, tandis que les CDI deviennent rares. Ajouté à ça que Varin, le PDG, comptait partir avec 21 millions d'euros en pot de départ, avant de se faire choper comme le voleur qu'il est. Ces 21 millions d'euros devaient être un cadeau des actionnaires de PSA pour le remercier d'avoir supprimé 15 000 emplois en quatre ans de règne. Parmi ces actionnaires, il y a les héritiers de la famille Peugeot, qui sont planqués tranquillement en Suisse avec une fortune qui se compte en milliards et qui s’accroît encore (+ 570 millions en 2012). Et ce sont ces gens là qui, sous prétexte de crise, exigent des sacrifices !

La meilleure réponse que peuvent faire les ouvriers est d'organiser une lutte à la hauteur des provocations et des mensonges des patrons, dans chaque usine, sur chaque site. Il faut obliger ces pourris d'actionnaires à rendre enfin tout ce qu'ils ont volé sur le dos des salariés, qu'ils comprennent qu'ils n'ont pas affaire à des moutons mais à des loups enragés !

Publié dans Combat n°33 Hiver 2013/2014