ALSTOM :

Non à la fermeture !

 

Début Septembre, le constructeur ferroviaire Alstom annonçait l’arrêt de la production de train sur l’usine de Belfort d’ici 2 ans pour la délocaliser à Reichshoffen, à 200 km de là.

Ce faisant, la direction condamne 450 des 500 travailleurs à l’exil. « Tous les salariés recevront une proposition de transfert » annonce-t-elle, mais ceux qui refuseront seront tous bonnement licenciés. Or la moyenne d’âge des salariés est proche de 50 ans et tous doutent que le site de Reichshoffen soit en capacité d’accueillir tous les travailleurs. Le but de cette manœuvre est uniquement financier en taillant dans les effectifs pour augmenter les profits.

Pourtant, en mai, à la suite de la vente de sa branche énergie à l’américain General Electric, Alstom distribuait 3,2 milliards à ses actionnaires et son PDG, Patrick Kron, partira à la retraite cette année avec une prime de 4 millions d’euros. De plus l’entreprise vient de décrocher un contrat historique aux Etats-Unis.

L’Etat, actionnaire de référence avec 20% du capital est totalement complice de la direction et favorise les gains des actionnaires au détriment des travailleurs. Ces grandes entreprises se sont développées sur le dos des collectivités et avec des milliards d’euros d’aides de l’Etat notamment en recherche. Aujourd’hui le gouvernement fait mine de se saisir du dossier mais jamais il ne contraindra la direction à répondre à une autre logique que celle du profit maximum. Sa seule marge de manœuvre serait d’engager une fois de plus l’argent public afin de remplir le carnet de commande d’Alstom. Dans un tel monde ce sont bien les actionnaires qui font la pluie et le beau temps. Et le beau temps...ils le gardent pour eux.

Les travailleurs ne devront compter que sur eux-mêmes. C’est uniquement grâce à la mobilisation qu’ils pourront sauver leurs emplois. C’est seulement par la collectivisation de l’appareil de production que nous sortirons du nuage sans fin que le capitalisme fait planer sur la tête des travailleurs.

NEYA

Publié dans Combat n°42