Groupe Schneider Electric :

Quand la détermination de classe oblige la justice à montrer son vrai visage !

 

En Grève depuis le 10 avril 2014, les employés du site de production de Schneider Electric Fabrègues avaient simplement exigé la négociation annuelle obligatoire de leur salaire.

Seulement, la direction du groupe, n'avait pas l'intention de respecter le peu de choses que la législation prévoit en matière de revalorisation des salaires ! 

Les travailleurs du site de Fabrègues, eux qui créent la richesse de l'entreprise et qui luttaient pour réclamer leur dû, ont donc eu rapidement affaire à la justice bourgeoise. Le TGI de Montpellier a en effet rendu un jugement sans équivoque : l'expulsion des grévistes assortie de fortes amendes. L'arme répressive et financière a encore fait mouche.

Le mouvement de grève a ainsi été neutralisé et le groupe Schneider Electric, qui par ailleurs, orchestre, avec la complicité des pouvoirs publics, un vaste plan de licenciement à l'échelle nationale, ne revalorisera pas le salaire des travailleurs. Encore un exemple incontestable du véritable rôle de la justice et de l'Etat qui font passer les intérêts économiques des racailles capitalistes avant ceux des travailleurs.

Jusqu’à quand allons-nous suivre les règles d'un jeu, que les bourgeois ne daignent même plus s'appliquer pour eux-mêmes ? Quelles que soient les menaces judiciaires et policières, ne désarmons pas ! Montrons aux capitalistes et à leurs Etats qu'un mouvement de grève déterminé peut remporter des victoires ! Montrons leur que ce sont nous autres qui faisons tourner leur économie et pas l'inverse ! 

SAUYEUR

Publié dans Combat n°35 ETE 2014