Partie prenante du mouvement contre la réforme des retraites, les éboueurs ont rappelé que, sans les travailleurs, la société ne pouvait pas continuer à fonctionner. Et si la lutte nationale contre la réforme des retraites n’a pas permis d’obtenir une victoire, les agents de nettoyage ont, eux, su faire entendre leurs revendications -en imposant parfois- leur satisfaction. Les éboueurs de Paris par exemple, ont obtenu une revalorisation de mille euros de leur salaire annuel, en fin de carrière. Ils ont également obtenu, pour des centaines d’entre eux, une prime mensuelle de 15 euros, le tout en maintenant leur mobilisation. Ne se contentant pas des promesses, ils effectuent des débrayages quotidiens de 55 minutes pour garantir la mise en place de leurs conquêtes.

Les éboueurs en lutte ont, pourtant, dû affronter la sacro-sainte union bourgeoise des élus locaux qui, du PS à l’UMP, ont tout fait pour dénoncer et arrêter le mouvement. Ainsi, le président socialiste de la communauté Marseille Provence n’a pas hésité à recourir à l’appel aux réquisitions pour casser la longue et efficace lutte des  éboueurs de la commune de Marseille. Pour sa part Delanoë, maire socialiste de Paris, fit appel à des sociétés privées pour tenter de briser la détermination des éboueurs parisiens.

Ceci n’est pourtant pas étonnant de la part d’un parti bourgeois comme le PS qui, tout en s’incrustant perfidement au sein des manifestations, déclare ne pas vouloir revenir sur le projet de réforme des retraites.

Il montre ainsi son vrai visage, celui d’un ennemi  déclaré des travailleurs en grève.

Mais qu’à cela ne tienne ! Les travailleurs conscients savent qu’ils ne doivent rien attendre des politiciens du système ;  ils ont compris que seule la lutte mène à la victoire !

Publié dans Combat n°16 Novembre 2010