Il faut rappeler que Carrefour, en plus d’exploiter légalement ses salariés comme n’importe quelle boîte, de supprimer 4500 postes, a été récemment condamné au prud’hommes pour n’avoir pas même respecté le SMIC avec 150 de ses salariés de Bordeaux… Quant aux demandes d’amélioration des salaires, elles ont débouché sur une proposition de la direction d’augmentation de 1% ! Ce mépris (quand on compare ces miettes aux rémunérations des actionnaires) a renforcé la révolte de la base, qui a bien suivi la grève : trois quarts des magasins ont été touché, la moitié avec une participation de 40% et plus. La direction a en réponse proposé d’autres augmentations de 2% et des primes renégociées, mais au vu de la dégradation des conditions de travail et des salaires de misère, les travailleurs de Carrefour poursuivront leur combat.

ARTHUR

Publié dans Combat n°20 Avril/Mai 2011