Arvato

 

Une lutte particulièrement rude a eu lieu dans le centre d’appels téléphoniques Arvato, en Meurthe-et-Moselle, où les salariés étaient en grève depuis le mois de mars.

Ces centres d’appels sont connus pour leurs conditions de travail proches de l’esclavage, avec des salariés jeunes souvent ultra-précaires, virés à la moindre faute (ou revendication).

A Arvato par exemple, les trois quarts des salariés sont au Smic… Et la direction est dans une optique d’écrasement du mouvement social (qui a en effet pris fin en mai) utilisant pour cela lettres de menace, commandos de vigiles, isolement des grévistes et autres moyens terroristes.

Les salariés demandaient des augmentations de salaire, la prise en charge de leur mutuelle à hauteur de 70% et le treizième mois : évidemment, le patronat est dans une optique de rapport de force et ne compte pas céder une miette de ses profits, même dans une entreprise comme Arvato dont le chiffre d’affaires se compte en milliards d’euros…

Seule la lutte paie !

Publié dans Combat n°21 Juin 2011