Fatalisme politique, soumission au travail, illusions électorales, etc.

Ca va changer !

 

Depuis le mouvement des retraites de 2010 aucune lutte d’envergure nationale n’avait calmé les appétits parasites de la classe sociale dominante. La bourgeoisie était en confiance. Elle imposait sereinement sa dictature au peuple travailleur. Bien évidemment, l’arrivée de la gauche à la tête de l’Etat en 2012 n’y changea rien.

Le gouvernement PS était bien décidé à mener les politiques antisociales dictées par ses maitres capitalistes. Pour effectuer le sale boulot il avait en prime l’avantage de bénéficier d’alliés politiques précieux capables de museler le mouvement syndical, en particulier grâce à la sournoiserie traitresse des politiciens PCF très influents dans la CGT.

Le mouvement de lutte du printemps dernier contre la casse du travail a commencé à changer la donne. Malgré toutes ses limites et son incapacité à faire plier le gouvernement, la lutte du printemps 2016 a remis l’histoire en ordre de marche ! Cette lutte a permis aux fractions combatives des exploités salariés de retrouver une place d’acteurs, de résistants ou de révolutionnaires, décidés à combattre la dictature du capital et son Etat ! Quelque chose s’est passée ! Une jeune génération lycéenne s’est levée, les groupes et les réseaux de militants ouvriers se sont dynamisés, des traitres syndicaux à la solde de l’Etat se sont faits démasqués, des aspirations au débat démocratique se sont manifestées et le gouvernement n’a eu d’autre choix que de laisser entrevoir la nature bourgeoise et dictatoriale de l’Etat (systématisation de la répression policière, utilisation de 49.3 pour passer la loi, etc.)  

Camarade ! Il est hors de question d’en rester là ! À 6 mois des élections présidentielles -qui ne seront, rappelons-le, qu’une grossière mascarade organisée par et pour la bourgeoisie- le peuple ouvrier a sa carte à jouer ! Nous sommes désormais en position de perturber et pourquoi pas de faire trembler le pouvoir des riches ! Nous nous devons de continuer de préparer, par la lutte, par l’organisation et par l’élévation de la conscience de classe du peuple salarié, les conditions de notre avenir révolutionnaire ! Par la destruction insurrectionnelle de l’Etat bourgeois et par la construction révolutionnaire de notre propre pouvoir démocratique des assemblées populaires nous gagnerons la liberté d’édifier la société sans classe sociale et sans Etat que nous méritons ! En avant vers un monde communiste !