Face à la logique du

capital,

adoptons une logique

révolutionnaire !

 

La grande bourgeoisie, qu’elle soit industrielle ou financière, qu’elle soit nationale ou étrangère, doit s’assurer, quelque temps encore, une relative prospérité. Pour cela, elle n’a d’autre choix, que celui de dégrader la société en général et les conditions d’existence du peuple travailleur en particulier.

C’est fort de ce constat que nous donnons sens à toute la réalité économique, sociale et politique.

Ainsi, lorsque l’on nous parle de « crise », pour nous faire croire à une possible amélioration du fonctionnement capitaliste, il s’agit en fait des prémisses d’une agonie systémique, des limites d’une classe dominante désormais obligée, pour perpétuer son règne sur l’humanité, d’accroître son parasitisme sur l’ensemble de la société. Les taux de croissance à 5, 6 ou 7% de l’après-guerre et les progrès du développement sont définitivement révolus dans les sociétés capitalistes avancées, et nous devons nous attendre à une période socialement destructrice.

Lorsque l’on nous parle de la dette, ou d’un Etat vivant « au-dessus de ses moyens », et de la prétendue nécessité « de se serrer la ceinture », il y a en réalité une volonté politique programmée de dépouiller la société pour engraisser le grand capital.

La dépense publique en France est passée de 55% du PIB à moins de 52% aujourd’hui, et la part des salaires dans la valeur ajoutée a perdu 10 points depuis les années quatre-vingt.

La vérité c’est que le déficit public de la France (88 milliards pour le budget 2015) s’explique entièrement par les cadeaux offerts au patronat (environ 100 milliards/ans, dont 40 offerts par ce gouvernement) et par les intérêts de la dette (près de 50 milliards/ans), sans parler des quelque 150 milliards d’évasion fiscale annuelle plus ou moins encouragée…

A rajouter à ces offrandes, il y a également les privatisations, qui vident la société, non seulement de services utiles à la population, mais aussi d’entreprises compétitives susceptibles de renflouer les caisses de l’Etat !

Quant à la dette elle-même, qui dépasse désormais les 2000 milliards d’euros, soit l’équivalent du PIB du pays, elle a été volontairement contractée auprès des marchés financiers qui ont déjà pu encaisser, depuis les années soixante-dix, plus de 1500 milliards d’intérêts, c’est-à-dire plus des 3/4 de la dette elle-même !

Il est grand temps camarade de faire voler en éclats cette gigantesque imposture politico-économique !

Mais pour cela, il faut bien comprendre que l’Etat est irrémédiablement bourgeois et qu’il n’y a strictement rien à attendre du simulacre de démocratie proposé pour nous faire patienter et nous faire consentir à notre propre exploitation.

En réalité, de droite ou de gauche, toutes les cliques politiciennes associées à la république bourgeoise servent la classe dominante. L’UMP et le PS se partagent actuellement les tâches d’une même politique. Quand la droite fait passer la retraite à 62 ans, la gauche se charge d’augmenter la durée de cotisation. Quand la droite facilite l’emploi des heures supplémentaires, la gauche légalise et généralise la flexibilité. Toutes les mesures gouvernementales s’inscrivent clairement dans le cadre de la même dictature du capital !

Il y a aussi Marine Le Pen, qui se dit prête à devenir « le premier ministre d’Hollande », et dont le parti a toujours été, derrière sa démagogie antimondialiste, un défenseur radical de la bourgeoisie et un ennemi mortel du mouvement ouvrier.

Reste encore les petits camarades du PS, comme Europe-écologie les verts, ce ramassis d’imbéciles toujours prêts à collaborer au service des riches.

Ou encore, le PCF, cet appareil de la trahison ouvrière qui, non content d’avoir participé activement au plus grand plan de privatisation de l’histoire avec Jospin, souhaite revenir au râtelier gouvernemental au sein « d’une nouvelle majorité de gauche », au côté des « frondeurs du PS».

Quant à Mélenchon qui soutenait le traité de Maastricht avec le PS, et qui encense « l’œuvre unique au monde du gouvernement Jospin » dans son livre « l’ère du peuple », il n’est rien d’autre, derrière ses capacités oratoires, qu’un infâme usurpateur destiné à maintenir en vie quelques illusions populaires envers cette république …

C’est d’une révolution dont le pays et le monde ont besoin ! C’est la classe des travailleurs salariés qui, forte de son nombre, de ses organisations et de ses compétences, doit prétendre à son propre pouvoir !

Voilà l’issue qui permettra une réorganisation radicale, sur des bases publiques, de l’ensemble du fonctionnement économique et social. Camarades, comptons sur nos propres forces, politiques et syndicales, et adoptons une logique révolutionnaire !

Publié dans Combat n°38 Hiver 2015