Car si la crise financière prouve une nouvelle fois l’aberration et les limites de l’économie capitaliste, ce sera une nouvelle fois aux classes populaires d’en payer le prix !

L’état américain, en nationalisant les deux énormes banques Freddie Mac et Fannie Mae, ainsi qu’en sauvant la grande société d’assurance AIG, impose en réalité au contribuable modeste de venir au secours des spéculateurs parasites ! Quant au gouvernement Sarkozy- Fillon, ce n’est pas quelques miettes empoissonnées qui changeront quoi que ce soit au fond de leur politique ; Car le RSA, s’il peut en principe permettre à certains RMIstes retrouvant un emploi de bénéficier de 251 euros, risque également d’engendrer une conséquence en terme de travail précaire et à temps partiel, et, son financement, loin de « taxer » le capitaliste, taxe l’épargne et l’assurance vie de la population ! Le RSA est donc une aide à double tranchant, qui loin de pouvoir contribuer à lutter efficacement contre le chômage, risque en revanche d’aggraver la précarisation de l’emploi, le tout au frais d’une partie de la population. Quant à l’aide au transport, si elle vise la généralisation du dispositif en vigueur en région parisienne avec un remboursement de moitié de la carte orange pour les usagers des transports en commun, la prime « facultative » de 200 euros ressemble fort à une blague. Ce n’est pas quelques mesures démagogiques qui peuvent masquer la réalité de la politique gouvernementale : casse des droits des travailleurs, augmentation de la durée légale du travail, allongement du temps de cotisation pour les retraites, déremboursement par la sécurité sociale, pression indécente et économies programmées sur les indemnités contre les sans-emplois, sans parler du fichier EDVIGE (fichage « préventif » dès 13 ans…), et des projets de privatisation en cours comme à EDF ou à la Poste ; et le tout sur fond d’appauvrissement général… c’est toute la population ouvrière qui est visée par le programme patronal du gouvernement !

Camarades ! Ces gouvernements, qu’ils soient de droite comme de gauche, eux qui sauvent les riches avec l’argent des pauvres quand il y a des pertes, eux qui privatisent au détriment du peuple quand il y a du profit pour les riches, eux qui exonèrent les grandes fortunes, en crachant a la gueule du peuple que les « caisses sont vides », eux qui ne sont que les serviteurs politiques de la bourgeoisie, eux, ces marionnettes des puissants, ils ne peuvent pas se combattre en attendant les prochaines élections ! Car c’est la nature même des Etats bourgeois aussi « démocratiques » qu’ils prétendent être, de défendre l’ordre de l’argent volé et du profit privé. Et bien qu’ils sachent, ces riches capitalistes et autres politiciens bourgeois, que nous autres, frères et sœurs de misère, nous autres travailleurs salariés, nous autres révoltés des quartiers, des usines et des pays, que nous aurons tôt ou tard raison d’eux ! Nous savons que seule une bonne révolution permettra de conquérir le pouvoir, nous savons aussi que leur démocratie n’est que duperie et que seule notre démocratie révolutionnaire des conseils ouvriers et des assemblés populaires peut concorder avec la volonté et les intérêts du peuple, tout comme nous savons que notre projet de transformation socialiste est plus que jamais réalisable.

Leur société est incompatible avec nos aspirations égalitaires et fraternelles !

Leur économie est incompatible avec l’impératif d’une gestion rationnelle des ressources planétaires et d’une planification visant la satisfaction des besoins de l’humanité !

Seule une réorganisation socialiste générale des sociétés peut apporter la liberté à une humanité réconciliée !

Camarades ! Notre salut dépend de nous ! Préparons l’épreuve de force !

ELIAS

Publié dans Combat n°3 Octobre 2008