D’autres (et c’est pire) se bercent déjà dans les illusions électorales instituées par la même bourgeoisie qui les exploite...

Cela s’appelle faire table rase des leçons de l’Histoire. Le patronat et ses valets du gouvernement sont -depuis toujours- en guerre contre les travailleurs. Sécurité Sociale, Santé, Service Public, Education, sont -tour à tour et depuis de décennies- progressivement livrés, ou en passe de l’être, aux appétits du privé. Chômage, précarité et misère sont volontairement entretenus et organisés pour faire pression sur le peuple et dresser les travailleurs les uns contre les autres. Des lois sécuritaires et liberticides, dont l’objectif est de criminaliser la contestation légitime du peuple et son combat politique, sont votées et appliquées dans une absence de réaction quasi généralisée.

C’est que, depuis plus de trente ans, nous, les travailleurs -et plus particulièrement le mouvement ouvrier- sommes en recul et à la défensive face aux attaques de la bourgeoisie. Or, chaque fois que nous faisons un pas en arrière, celui-ci entraîne une progression de nos ennemis de classe.

Certes, ce n’est pas un constat réjouissant. Mais il faut être lucide. Et pointer du doigt la responsabilité que portent    -dans cet état de choses- les réformistes, syndicaux et politiques. 

Mais, voilà…! Alors que les successifs gouvernements « socialistes » des Mauroy, Rocard, Jospin et consorts avaient désarmé les travailleurs, alors que les directions syndicales avaient réussi à éparpiller leurs luttes, voici que les exploités se sont retrouvés, massivement, au-delà des revendications catégorielles, unis dans un combat qui ouvre la voie à un changement dans le rapport de forces avec le patronat.

Pour les révolutionnaires, l’amorce que constitue cette nouvelle donne, ce saut qualitatif, doit être le tremplin qui leur permette de faire avancer les idées de la révolution socialiste. Surtout que, dans les mois qui viennent, les pressions exercées sur le peuple pour assurer aux détenteurs des capitaux des taux de profits accrus, des bénéfices indécents, vont s’accentuer.

Aussi, nous devons prendre en compte et dépasser les limites de cette expérience. Et, en même temps, mettre en avant, accompagner et contribuer à développer les embryons d’organisation que la classe ouvrière a su créer par la base. Ce sont des tâches essentielles et qui s’imposent à nous dès maintenant.

Car c’est dans le creuset de ces organisations que les travailleurs doivent forger leurs armes de classe pour défendre leurs intérêts, pour en finir avec le patronat, pour en finir avec  la propriété privée des moyens de production et avec  l’exploitation de leur force de travail !

Camarades, sans céder d’un pouce, le combat continue jusqu’à la victoire totale !  Bonne fin d’année !

FERNANDO

Publié dans Combat n°17 Décembre 2010