Réforme du code du travail

Au mouvement dans la jeunesse ouvrière, étudiante et lycéenne :

Place à la révolte !

Après avoir imposé une grêle de « réformes » antisociales, du pacte de responsabilité à la loi Macron en passant par la loi Rebsamen, le gouvernement se heurte enfin à la résistance populaire !

Son projet de loi El Khomri de réforme du code du travail, qui prévoit une dégradation sans précèdent de nos garantis et de nos défenses collectives, constitue incontestablement une lourde offensive contre les travailleurs salariés du pays !

Cette violente charge patronale a réveillé l’ours prolétarien et la lutte va enfin pouvoir s’engager ! Mais cet ours -potentiellement invincible- est encore engourdi et il a été dressé pour ne pas mordre trop fort par le système politique, idéologique et économique de la bourgeoisie. C’est ici que les composantes de la jeunesse, qu’elles soient ouvrières, précaires, étudiantes ou lycéennes doivent prendre toute leur place dans la mobilisation ! Autrement dit, l’ourson du prolétariat, par sa spontanéité et ses instincts préservés, doit pousser au cul son puissant ainé pour livrer le combat de classe ! Sa survie et son avenir en dépend !

De mai 68 à la lutte contre le CPE en 2006, les grandes universités publiques sont devenues des pôles de mobilisation et de décisions tout à fait nécessaires, ou tout du moins utiles au développement de la lutte des classes. En cela, le mouvement étudiant a un rôle particulier à tenir.

Premièrement, la composante étudiante est bien placée -de par sa situation sociale intermédiaire- pour créer des ponts entre les plus jeunes (les lycéens) et les plus âgés, les jeunes générations ouvrières.

Deuxièmement, la réussite de ses luttes grévistes, de ses blocages, de ses occupations et de ses appropriations, offre d’emblée des locaux et des amphithéâtres parfaitement adaptés à la conduite d’un mouvement de lutte.

Les universités en grève peuvent ainsi devenir des points de ralliement fondamentaux du mouvement, avec la tenue d’assemblées générales régulières permettant de déterminer les revendications, de décider des actions, d’élire les différents comités de la lutte, etc.

Les universités deviennent alors de véritables centres d’expérimentation d’une démocratie de type soviétique, et sont susceptibles de faciliter l’émergence d’embryons d’un pouvoir ouvrier !

La bourgeoisie et ses politiciens sont parfaitement conscients de ce risque, et c’est pour cela qu’ils tentent actuellement d’empêcher, au nom du plan « Vigipirate » et de « l’état d’urgence », l’investissement des universités par le mouvement de lutte ! Un premier rapport de force s’engage pour le contrôle des universités et il est possible que les étudiants n’y parviennent pas seuls !

En effet, le mouvement étudiant est actuellement dominé par des organisations réformistes. L’extrême-gauche a perdu du terrain, elle est surtout composée par des opportunistes droitiers, comme le NPA. Mais ce sont les organisations étudiantes proches du PS (l’UNEF) ou liées au PCF, comme la Jeunesse Communiste, qui dominent le mouvement étudiant.

En somme, ce sont des apprentis bureaucrates proches des partis qui privatisaient massivement sous Jospin (PCF, PS, VERT) qui dirigent les débats. La phraséologie « révolutionnaire » tout à fait ridicule et uniquement folklorique de la JC n’y change rien, nous les connaissons ! Ce ne sont certainement pas eux qui tiendront tête aux forces de sécurité pour prendre le contrôle des universités ! Et si nous sommes obligés de composer avec eux dans l’intérêt du mouvement, nous nous devons d’organiser l’avant-garde de la révolte !

Dans chaque mouvement, des authentiques révoltés, des hommes et des femmes déterminés, prêt à en découdre avec l’ennemi, font leur apparition ! Eh bien ce sont eux, ces diamants bruts, qui devront prendre la tête de la mobilisation dans la jeunesse ! Chaque fois que nous le pourrons, nous autres, les militants de l’Arme Révolutionnaire Marxiste, serons à leur coté ! 

Place à la révolte !

Le tract en PDF