Nouveau président et nouveau parlement,

pour toujours plus de dictature des riches...

Explosons le capitalisme !

 

Profitant des discrédits successifs des deux grands pôles politiques de l’alternance gouvernementale traditionnelle, incarnés respectivement par le Parti Socialiste et par les Républicains, Emmanuel Macron est arrivé à la tête de l’Etat bourgeois. Ce banquier d’affaire chez Rothschild, est devenu ministre de l’Economie au sein du gouvernement Hollande-Valls avant de briguer avec succès la présidence de l’Etat français, obtenant dans la foulée une large majorité parlementaire.

Comme tous ses prédécesseurs, il est le représentant politique de la dictature des riches. Mais ce jeune arriviste est particulièrement zélé et décomplexé. Il incarne très bien cette bourgeoisie capitaliste décidée à saigner de plus en plus violemment le petit peuple. Contrairement à Hollande qui s’était senti obligé de se présenter comme « l’ennemi de la finance » (avant de démontrer tout l’inverse), Macron ne s’en cache pas, il fera une politique dans l’intérêt exclusif du grand capital ! Sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ancienne présidente de Business France et DRH de Danone - chez qui elle a empoché des millions d’euros de plus-value boursière après avoir contribué à la suppression de 900 emplois dans le groupe en 2013 - n'a par exemple pas été choisie par hasard... Président, gouvernement et parlement, cette chienlit politicienne n'obéit qu'à un seul maître: l'oligarchie capitaliste et financière !

Dans les faits ?

Compte tenu des différents scandales qui ont émaillé les élections présidentielles, Macron a commencé par vouloir « moraliser la vie politique ». Mais pas de chance, un de ses ministres, Richard Ferrand, s’est fourvoyé dans des magouilles immobilières… Difficile de montrer l’exemple dans ces conditions, mais Ferrand a tout de même eu droit, à défaut de pouvoir rester ministre, à la présidence du groupe parlementaire de Macron, La République en Marche (LRM) ! Macron a également dû se débarrasser de Bayrou et consorts, ses alliés du MODEM, qui faisaient l’objet de suspicion d’utilisation d’emplois fictifs au sein du parlement européen. Bref, la démagogie moralisatrice de Macron n’a pas trop marché… C’est un peu l’arroseur arrosé !

En ce qui nous concerne, Macron n’a pas perdu de temps. Il a augmenté la CSG, baissé les APL et le nombre de contrats aidés, il a également gelé le point d’indice des fonctionnaires et rétablis leur jour de carence. Sans parler des petites mesures qui portent aussi atteinte au peuple, comme la restriction de l’accès à certains médicaments ou encore le durcissement du contrôle technique automobile (ce qui revient à augmenter la facture d’entretien auto) ! Ses intentions sont claires, il veut nous faire mal !  Fraichement élu, il se sent légitime pour cela et la chute brutale de sa côte de popularité n’y fera rien, il doit aller au bout de sa mission de destruction ! La prochaine étape, c’est la poursuite de la casse du code du travail, pour repousser encore les limites légales à notre exploitation !

Leur attaque contre le code du travail

Premièrement, cette réforme facilite les licenciements en simplifiant les procédures et en plafonnant les indemnités prud’homales en cas d’abus. Deuxièmement, elle prévoit l'extension du "CDI de chantier" à tous les secteurs, c’est-à-dire la généralisation d’un faux CDI limité à une mission temporaire, qui n’offrira donc plus aucune protection pérenne aux salariés. Enfin, en fusionnant les instances représentatives du personnel (CHSCT, CE, délégué du personnel, etc.) et en autorisant la signature d’accords d'entreprise sans représentant syndical, cette réforme affaiblit les moyens de défense collective. Dans ces conditions, nul doute que de nombreux travailleurs subiront des baisses de salaires et l’augmentation de leur temps de travail ! En somme, la réforme du code du travail prévue par le gouvernement ouvre la porte à la précarité généralisée ! La régression totale est en marche !

Quelle résistance ?

Coté syndicats, tandis que Laurent Berger (CFDT) et Jean Claude Mailly (FO, même si une partie de ce syndicat souhaite résister) se sont déjà rangés dans le camp de Macron, la CGT affiche sa volonté d’engager la mobilisation pour la défense du code du travail. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, n’a pourtant eu aucun mal à faire participer la CGT à ses réunions fantoches destinées à faire passer la pilule… Mais la principale centrale syndicale du pays se doit tout de même de faire acte de résistance, au moins pour le principe, aux cotés se ses alliés (Solidaire, FSU, une partie de FO, etc.). Que pouvons-nous encore espérer de la CGT, de ses intentions et de sa capacité de mobilisation actuelle ? Difficile à dire. Mais il est clair que le peu de volonté et la faible capacité de mobilisation de la CGT lors du mouvement contre la loi Travail au printemps 2016 ne nous incite pas à l’optimisme. Du coté des forces politiques apparentées d’extrême gauche, ce n’est guère plus réjouissant… Le prolétariat semble donc peu armé pour résister et riposter aux prochaines offensives gouvernementales de la clique Macron-Philippe. Mais nous verrons bien, l'histoire est pleine de surprises et nous sommes nombreux à espérer un réveil explosif !

Engage-toi à nos côtés !

Dans tous les cas, nous autres, les militants de l’Arme Révolutionnaire Marxiste, nous serons au rendez-vous ! Dans tous les cas, nous poursuivrons la lutte ! Nous construirons inlassablement le parti révolutionnaire nécessaire pour que la donne change enfin !  Nous réanimerons l’espoir prolétarien et nous deviendrons, avec ou sans alliés, le fer de lance d’un futur assaut insurrectionnel victorieux !

 Avec nous camarades,

 explosons

 le capitalisme !