Ni soumission, ni illusion,

Voter c’est cautionner le système !

 

Le cirque de la campagne présidentielle a commencé, voici venir le bal des hypocrites et des corrompus. A peine remis de l’abrutissement généralisé que nous ont infligé les médias avec la campagne électorale américaine, nous voici repartis pour un nouveau tour de manège. Plus de la moitié des travailleurs ont déjà compris qu’ils n’avaient rien à gagner dans cette mascarade. Nous n’allons pas aux urnes car ces élections ne nous concernent pas. Mais pour que le boycott ait une voix il faut qu’il se fasse entendre !

Conquérir ce pouvoir dont nous sommes privés ne se fera pas tout seul et ce n’est pas une alternative prévue par la démocratie bourgeoise. La solution ne viendra pas d’en haut comme le promettent les soi-disant candidats « hors système » que sont les populistes Le Pen et Mélenchon. Ils ne peuvent contraindre la bourgeoisie à concéder quoique ce soit aux travailleurs. Ils s’adressent aux mentalités petite-bourgeoises, réactionnaires pour l’une et progressistes pour l’autre.

Ceux qui placent dans l’élection présidentielle un quelconque espoir de changement se leurrent quant au fonctionnement du système. Les urnes sont précisément là pour que rien ne bouge réellement. Les expériences grecque et espagnole ont démontré une fois de plus qu’aucun politicien ne peut être « l’ennemi de la finance ».

Car le pouvoir se situe bien là dans le capital, et donc dans les mains de ceux qui le possèdent. Aucune avancée significative ne nous est gentiment venue d’un gouvernement bourgeois même sous le Front Populaire ou avec le Conseil National de la Résistance. Il a toujours fallu un rapport de force capable de faire trembler la bourgeoisie dans ses fondements pour arracher des progrès au final soigneusement intégrés dans le développement capitaliste (école, loisir, Sécu…)

Pour résoudre tous nos problèmes il faut prendre en main tous les aspects de la vie économique et sociale à tous les niveaux, de la commune à l’Etat, de la petite entreprise à la multinationale.

L’appareil d’Etat bourgeois même réformé ne permet pas l’expression et la satisfaction des aspirations des travailleurs. Primaires, Référendums, Constituantes ne sont que des illusions de cette démocratie.

C’est par la lutte que les travailleurs se rassembleront. C’est par les nécessités de l’action qu’ils s’organiseront en Assemblées dans les quartiers, les entreprises, les universités. Alors émergera la véritable force, le vrai contre-pouvoir. Et dans ces luttes, les travailleurs tisseront leur démocratie, leur réseau, c’est ainsi qu’ils opposeront à la bourgeoisie leur pouvoir populaire.

C’est uniquement par la lutte que les travailleurs parviendront à se réaliser. L’émancipation passera par la rupture avec tous les représentants de la bourgeoisie et de son Etat. Il va falloir renverser tous les laquais du pouvoir, ce ne sera pas une mince affaire mais obtenir le cadre pour édifier notre société est à ce prix-là ! Pour fonder les bases d’une société communiste, c’est-à-dire guidée par l’intérêt général, nous devons dépasser le système archaïque et destructeur de la propriété privée.

Les organisations d’extrême-gauche qui participent à ce cirque présentent de bien piètres candidats, incapables de proposer une alternative à la société bourgeoise. Ils s’affichent comme des irréductibles de la « lutte » mais d’une lutte qui ne se préoccupe que des transformations immédiates que lui permet le système bourgeois. Ainsi ni LO, ni –et encore moins- le NPA, n’avancent les perspectives de transformation révolutionnaire de la société. Même quand le cadre démocratique bourgeois pose la question d’un pouvoir global ils sont incapables d’avancer publiquement sur le thème du pouvoir des travailleurs, ils se ridiculisent systématiquement quand vient la question sur leur chance d’être élus. Alors revient l’éternelle « lutte » sans perspectives, ni projets. Une telle attitude loin de convaincre le prolétariat sème la confusion dans la population sur la nature bourgeoise de l’Etat et de la démocratie.

En cherchant trop souvent la conciliation avec les représentants de la gauche bourgeoise l’extrême-gauche électorale complique le nécessaire ralliement du prolétariat autour de ses intérêts de classe et retarde l’émergence de sa conscience révolutionnaire. La participation aux institutions bourgeoises transforme insidieusement les militants de ces organisations ouvrières en petits chatons contestataires intégrés à l’ordre établi. 

Nous défendons la seule position révolutionnaire claire et nette :

le boycott révolutionnaire !

Ainsi la rupture radicale avec les illusions et institutions démocratiques du pouvoir en place est la condition émancipatrice pour que notre classe, celle des travailleurs salariés, s’érige en force collective capable de prendre les commandes de la société.

Accompagner le désenchantement du monde présent tout en redonnant espoir en l’avenir tel est le grand principe des révolutionnaires.

Le communisme est encore là et plus que jamais il s’imposera !