Premier mai 2022 sur Montpellier : 

La mascarade de la honte !

 

Depuis la fin du dix-neuvième siècle, suite notamment aux massacres des ouvriers de Chicago en 1886 et de ceux du nord de la France en 1890, le premier mai est devenu le symbole international des travailleurs en lutte. Mais cette journée importante dans l'histoire de notre classe sociale, le prolétariat, est profanée de toute part par des traîtres en rupture totale avec notre histoire, notre esprit et notre combat. Déjà, en 2021 sur Montpellier, nous avions assisté, stupéfaits, à une indécente techno-parade organisée par la Ligue des droits de l'homme (LDH). Pouvait-on imaginer encore pire ce premier mai après la réélection d'un personnage comme Emmanuel Macron, ce symbole de l'arrogance libérale qui parade fièrement avec notre sang, celui des Gilets Jaunes, sur les mains ? Il semble bien que oui, tout du moins au regard du caractère délirant des appels...

Un « cortège féministe » un premier mai ?

La grande nouveauté cette année, c’est cet appel honteux à constituer un « cortège féministe » pour opposer une énième division sexiste à notre unité de classe. D'anciennes organisations ouvrières opportunistes, aujourd'hui totalement passées au service de la bourgeoisie, tel que le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ou l'Union Communiste Libertaire (l'UCL), sont à l’origine de cet appel totalement contraire aux valeurs ouvrières ! En effet, cela n'arrive jamais un premier mai, cette journée dédiée aux travailleurs quel que soit leur sexe. Les hommes et les femmes du prolétariat ont toujours marché ensemble, main dans la main, et en particulier lors des manifestations du premier mai ! Cet appel est donc des plus réactionnaires, c’est celui des néo-fascistes intersectionnels, du nom d'un courant politique importé des USA et imposé par nos élites pour diviser les exploités sur la base de leur sexe, de leur origine et même de leur prétendu « race ».

D'autres démarches ou cortèges ?

Alors, certes, un autre appel a également lancé l’idée de constituer un prétendu « cortège révolutionnaire ». Cet appel provient d'un bar à bière « politisé » connu sur Montpellier, et il semble, dans sa première approche, beaucoup plus conforme à un esprit de lutte... Mais il propose, au final, de venir consommer une "marinade" dans leur bar deux heures après le départ de la manifestation ! Saluons quand même la cohérence et la profondeur extraordinaire de la démarche ! Les traditionnelles promenades matinales façon merguez et pétanque de la CGT n’ont qu’à bien se tenir, la relève est là, avec juste une petite touche d’hypocrisie en plus !

Et politiquement, que défendent ces différents acteurs ?

Ils défendent, dans leur large majorité, le pouvoir en place, en se félicitant de la réélection d'Emmanuel Macron ou encore en défendant l'OTAN et le fascisme en Ukraine ! A l’image du ralliement massif de l’extrême gauche derrière Mélenchon, qui est considéré comme « prêt à gouverner » par le MEDEF et qui espère désormais devenir le premier ministre de Macron grâce aux législatives, tous ces gens là sont devenus, au mieux des idiots utiles du système, au pire des serviteurs zélés de la bourgeoisie ! Décidément, entre Macron et Mélenchon, le Parti socialiste aura tout de même réussi à accoucher de belles ordures pour mater la classe ouvrière… Que tous les traîtres prennent garde ! Tôt ou tard, nous autres, les militants révolutionnaires marxistes, lancerons la chasse de classe contre tous ces chiens de garde de l'ordre en place !

Où est l’espoir révolutionnaire ?

Malgré le triste constat d'une trahison de classe presque généralisée, nos frères et nos sœurs du prolétariat, eux, n'en peuvent plus de cette société capitaliste. A l'image de notre lutte explosive en Gilets Jaunes, des millions de travailleurs dans tous le pays, toujours plus pauvres et exploités, n'attendent qu'un élément déclencheur pour démarrer un nouveau mouvement de révolte ! Les combats futurs de notre classe seront durs, encore trop inexpérimentés, nous connaîtrons des défaites. Mais si nous tirons les leçons de nos erreurs, si nous faisons preuve d'organisation, si nous gagnons à l'engagement révolutionnaire les meilleurs éléments de notre classe et que nos luttes ultérieures permettent d'édifier nos propres embryons de pouvoir ouvrier (Comités de lutte et Assemblées Populaires), nous parviendrons à remporter la victoire ! Nous briserons, par l’insurrection, l’État des exploiteurs !

Pour quel projet de société ?

Celui du communisme, d'une économie intégralement ramenée au service de l'humanité et capable de satisfaire l'ensemble de nos besoins. Débarrassés du capitalisme, c'est à dire d'un système économique fondé sur la rapacité et la recherche de profits de quelques riches, nous autres, les hommes et les femmes exploités, les prolétaires modernes :

« Nous n'avons rien d'autre à perdre que nos chaînes, nous avons un monde à gagner ! »

(Manifeste du parti communiste, 1848, K. Marx)

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