De la contestation du « pass sanitaire » ... 

Jusqu'à la révolte populaire ! 

 

Chers camarades, après un an et demi d'un cauchemar liberticide encore inégalé dans l'histoire du pays, le peuple s’est réveillé au cours du mois de juillet. Confinements, bâillonnement, couvre-feu, il aura fallu que le pouvoir impose cet odieux principe ségrégationniste du « pass sanitaire » pour que nous sortions enfin dans la rue ! C'est une très bonne chose ! Depuis le début, le gouvernement se moque de nous. Il n'a que faire de notre santé, mais ce virus était le prétexte tout trouvé pour stimuler et instrumentaliser nos peurs. Dans quels buts ?

 La triple arnaque du pouvoir bourgeois

Premièrement, après presque deux ans de luttes en Gilets Jaunes, il devait nous mettre au pas et renforcer son contrôle sur la population. Deuxièmement, à l'instar des autres pays, il lui fallait ralentir momentanément l'économie afin de prévenir l'arrivée d'une nouvelle crise de surproduction, susceptible de mettre en danger tout l'ordre capitaliste. Enfin, concernant le « pass sanitaire », il répond tout simplement à l'avarice des trusts pharmaceutiques, si pressés d'écouler leur soupe vaccinale ! Une pierre trois coups, voici la triple arnaque que le pouvoir bourgeois nous impose à grands coups de terreur et de répression !

  L’apolitisme : le masque des politiciens

Même si nos motifs divergent, nous avons donc bien raison d'être en manifestation ! Mais force est de reconnaître que notre réaction spontanée face au « pass sanitaire » comporte des limites. Ce mouvement estival est pour le moment resté trop déconnecté d'une lutte sociale plus générale, impliquant notamment les annonces gouvernementales visant à baisser les indemnités chômage ou encore de repousser l'âge du départ à la retraite. Le résultat ? C'est que ce mouvement est resté largement entre les mains de politiciens prétendument « apolitiques », et que ceux-ci n'étaient souvent rien d'autres que des nationalistes et des fascistes ! Sur Montpellier, c'est seulement à l'issue d'une lutte totale et violente de plus d'un mois contre l'organisation d'extrême-droite de la Ligue du midi que nous autres, les hommes et les femmes du peuple ouvrier, avons de nouveau notre voix au chapitre ! Mais si nous sommes parvenus à lever cet obstacle fasciste vers une lutte populaire, ne doutons pas que les politiciens de système reviendront, encore déguisés, que ce soit sous une étiquette "apolitique", "apartisane" ou "progressiste", pour empêcher de prendre notre lutte en main !

Ce n'est rien d'autre qu'une histoire de classe sociale !

Autrement dit, ce sont encore, dans une large mesure, des bourgeois qui instrumentalisent le peuple exploité à des fins de récupération politicienne et électorale. Cette situation est inacceptable, et nous devons bien souligner ici la responsabilité d'un « mouvement ouvrier » français totalement à la ramasse ! Le vide laissé par les syndicats et par une grande partie de l’extrême-gauche, empêtrés dans leur trahison et leur corruption, est fatalement comblé par la bourgeoisie organisée… La boussole politique du peuple est déréglée, à nous de remettre les pendules à l’heure ! Nous autres, les militants révolutionnaires marxistes, nous mettrons tout en œuvre pour aider le peuple à lutter contre le pouvoir des riches propriétaires, contre leur Etat et contre leur gouvernement ! Comités ou Assemblées, il est grand temps de permettre à notre classe sociale, celle des travailleurs salariés, avec ou sans emploi, de construire son propre pouvoir populaire. C'est ainsi, et ainsi seulement, que nous nous donnons les moyens de défier le pouvoir des riches et d'avancer vers notre propre modèle de société ! Il n'y a pas de « bons » et de « mauvais » bourgeois, c'est la base que de défendre notre classe ! Nous constituons l'immense majorité, c'est à nous d'apprendre à décider collectivement !

Pouvoir au peuple !

(Lien du tract en PDF)